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Logiciel CGP : les huit fonctions qui font réellement la différence

3 min de lecture Professionnels

Les huit fonctions

1. L’agrégation des avoirs. Récupération automatique des positions détenues chez les producteurs et, le cas échéant, des comptes bancaires du client. C’est la fonction qui libère le plus de temps, parce qu’elle supprime la saisie manuelle et la mise à jour trimestrielle.

2. La gestion de la relation client. Historique des échanges, tâches, relances, pièces justificatives. Un CRM généraliste peut suffire, mais il ne connaît ni les producteurs ni les contraintes documentaires du métier.

3. La production des documents réglementaires. Document d’entrée en relation, lettre de mission, recueil d’informations, déclaration d’adéquation. Si ces documents restent produits sous traitement de texte, l’outil ne réduit pas votre risque.

4. Le recueil du profil client. Questionnaire conforme aux exigences de MiFID II, incluant les préférences en matière de durabilité, avec horodatage et conservation.

5. Le reporting client. États périodiques de performance et de composition, personnalisables aux couleurs du cabinet.

6. Le suivi des rémunérations. Rapprochement des rétrocessions attendues et perçues, par producteur et par contrat. Beaucoup de cabinets découvrent, en s’équipant, des écarts substantiels.

7. La conformité opérationnelle. Piste d’audit, conservation des pièces, traçabilité des recommandations, gestion des obligations de lutte contre le blanchiment.

8. L’interopérabilité. Capacité à échanger avec les extranets producteurs et avec vos autres outils. C’est la fonction la moins visible en démonstration et la plus coûteuse quand elle manque.

Ce qui coûte vraiment

La licence est rarement le poste principal. Les trois coûts réels sont ailleurs.

La reprise de données. Faire entrer un portefeuille existant dans un nouvel outil demande un travail de préparation, de nettoyage et de contrôle qui se compte en semaines. Demandez systématiquement qui le réalise, sur quel format, et à quel prix.

Le temps d’appropriation. Comptez plusieurs mois avant que l’outil soit utilisé à sa pleine valeur. Pendant cette période, la productivité baisse.

Le coût de sortie. C’est le sujet dont personne ne parle en phase commerciale. Si vous quittez l’outil, dans quel format récupérez-vous vos données, en combien de temps, et avec quelle exhaustivité ?

La grille de questions à poser en démonstration

Quels producteurs sont connectés en agrégation automatique, précisément, et avec quelle fréquence de mise à jour ?

Les documents réglementaires sont-ils générés depuis les données du dossier, ou saisis séparément ?

Où les données sont-elles hébergées, et sous quel régime ?

Quel est le délai contractuel de restitution des données en cas de résiliation, et sous quel format ?

Quelle est la procédure en cas d’incident majeur, et quel engagement de disponibilité ?

Un éditeur sérieux répond à ces cinq questions par écrit. Une réponse évasive sur la réversibilité est un signal suffisant pour écarter une solution.

L’ordre d’équipement recommandé

Pour un cabinet qui part de peu, l’ordre qui produit le plus de valeur immédiate est généralement le suivant.

D’abord la centralisation des dossiers clients et des pièces, qui règle un risque de conformité immédiat. Ensuite l’agrégation, qui libère du temps. Puis la production documentaire, qui réduit le risque. Enfin le reporting et le suivi des rémunérations, qui améliorent la relation et la marge.

Tenter les cinq simultanément est la façon la plus sûre de ne rien déployer.

Sources

Règlement général de l'AMF, livre III, obligations des conseillers en investissements financiers · Directive 2014/65/UE, articles 16 et 25 · Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), articles 28 et 32 sur la sous-traitance et la sécurité · Règlement (UE) 2022/2554 (DORA) pour les prestataires concernés.

Maxime Bouché

Conseiller en investissements financiers, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 26008152, membre de la CNCGP. Fondateur de SAFIA.

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Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 541-1 du Code monétaire et financier, ni une incitation à souscrire un produit. Les taux et seuils cités sont ceux en vigueur à la date de publication et peuvent évoluer. Avertissement complet

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