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Fiscalité comparée de dix territoires, et ce que la France garde
15 min de lecture Fiscalité comparée
Vérifié le 9 octobre 2026
Le tableau de synthèse
| Territoire | Impôt sur le revenu, taux maximal | Dividendes | Succession en ligne directe | Fortune | Sociétés |
|---|---|---|---|---|---|
| France | 45 %, plus 3 % ou 4 % sur les hauts revenus | 31,4 % | 5 % à 45 %, après 100 000 € d’abattement | IFI de 0,50 % à 1,50 %, au-delà de 1 300 000 € | 25 % |
| Saint-Barthélemy | Aucun impôt local | Aucun impôt local | Exonérée localement | Aucun impôt local | Aucun ; contribution de 350 € par an |
| Monaco | Aucun, sauf Français de l’article 7 | Aucun, sauf Français de l’article 7 | 0 % sur les biens situés à Monaco | Aucun, sauf IFI des Français installés depuis 1989 | 25 %, selon le chiffre d’affaires hors Monaco |
| Italie | 43 %, plus surtaxes locales | 26 % | 4 % au-delà de 1 000 000 € | À vérifier ; 1,06 % sur les immeubles détenus à l’étranger | 24 %, plus IRAP de 3,90 % |
| Chypre | 35 % | 5 % (domicilié, bénéfices de 2026 et après) ou 0 %, plus 2,65 % | Aucun droit depuis 2000 | À vérifier | 15 % |
| Monténégro | 15 %, plus surtaxe communale | 15 %, plus surtaxe communale | 3 % à 6 % sur les immeubles, premier ordre exonéré | Aucun selon Deloitte | 9 % à 15 % |
| Émirats arabes unis (Dubaï) | Aucun | Aucun | Aucun selon PwC | Aucun selon PwC | 0 % puis 9 % |
| Floride (Miami) | 37 % fédéral ; aucun d’État | 20 % fédéral au plus si qualifiés, et 3,8 % ; aucun d’État | 40 % fédéral au plus ; aucun d’État | À vérifier | 21 % fédéral ; 5,5 % d’État |
| Texas | 37 % fédéral ; aucun d’État | 20 % fédéral au plus si qualifiés, et 3,8 % ; aucun d’État | 40 % fédéral au plus ; aucun d’État | Interdit par la Constitution de l’État | 21 % fédéral ; 0,75 % de la marge |
| New York | 37 % fédéral ; 10,9 % d’État ; 3,876 % pour la ville | 20 % fédéral au plus si qualifiés, et 3,8 % ; barèmes d’État et de ville | 40 % fédéral au plus ; 16 % d’État au plus | À vérifier | 21 % fédéral ; 6,5 % d’État ; 8,85 % pour la ville |
Règles de 2026. Dans les trois États américains, l’impôt de l’État s’ajoute toujours à l’impôt fédéral. À Saint-Barthélemy, les impositions françaises s’appliquent pendant les cinq premières années de résidence.
Le barème de l’impôt sur le revenu va de zéro à 45 %
En France, le barème 2026, appliqué aux revenus de 2025, va de 0 % jusqu’à 11 600 € par part à 45 % au-delà de 181 917 € (article 197 du CGI). La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ajoute, pour une personne seule, 3 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence et 4 % au-delà de 500 000 €.
Saint-Barthélemy, Monaco et les Émirats arabes unis n’ont pas d’impôt local sur le revenu des personnes, sous réserve de la règle des cinq ans à Saint-Barthélemy et, pour un Français, de l’article 7 à Monaco. Aux Émirats, celui qui exerce une activité et dépasse 1 000 000 AED de chiffre d’affaires par an entre toutefois dans l’impôt sur les sociétés.
En Italie, l’IRPEF est de 23 % jusqu’à 28 000 €, 33 % jusqu’à 50 000 € et 43 % au-delà (article 11 du TUIR), avant surtaxes régionale (taux de base de 1,23 %) et communale (0,8 % au plus, 0,9 % à Rome).
À Chypre, le barème en vigueur depuis le 1er janvier 2026 exonère les 22 000 premiers euros et atteint 35 % à partir de 72 001 €. Une contribution santé de 2,65 % (4 % pour les indépendants) s’ajoute, dans la limite de 180 000 € de revenus par an.
Au Monténégro, les salaires sont taxés à 0 % jusqu’à 700 €, 9 % jusqu’à 1 000 € et 15 % au-delà, seuils que PwC présente comme mensuels. La commune peut ajouter une surtaxe plafonnée à 13 % de l’impôt, 15 % à Podgorica et Cetinje.
Aux États-Unis, le barème fédéral 2026 va de 10 % à 37 %, ce dernier taux au-delà de 640 600 $ de revenu imposable pour un célibataire. Les Constitutions de Floride et du Texas écartent tout impôt d’État sur le revenu des personnes. New York ajoute un barème d’État de 3,90 % à 10,9 %, et la ville un impôt de 3,078 % à 3,876 % (instructions d’acomptes pour 2026).
Dividendes et plus-values, 31,4 % en France, 0 % aux Émirats
France. Le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. La plus-value immobilière supporte 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, résidence principale exonérée.
Saint-Barthélemy ne taxe ni dividendes ni plus-values mobilières, mais la plus-value immobilière de tout vendeur : 35 % avant la huitième année de détention, 20 % au-delà (article 101 du Code des contributions).
Italie. Dividendes, intérêts et plus-values mobilières supportent 26 %.
Chypre. La contribution spéciale à la défense ne frappe que le résident domicilié : 5 % sur les dividendes tirés de bénéfices de 2026 et après, 17 % jusqu’au 31 décembre 2031 sur ceux qu’une société chypriote tire de bénéfices antérieurs. Le non-domicilié est à 0 %. Selon PwC, les dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu. Le profit de cession de titres est exonéré, hors sociétés détenant de l’immobilier à Chypre.
Monténégro. Dividendes, intérêts et plus-values supportent 15 %.
Monaco et Émirats arabes unis. Les dividendes perçus à titre privé ne sont pas imposés, hors Français de l’article 7 à Monaco.
États-Unis. Dividendes qualifiés et plus-values à long terme sont taxés à 0 %, 15 % ou 20 % au niveau fédéral, plus 3,8 % au-delà de 200 000 $ de revenu pour un célibataire. La Floride et le Texas n’ajoutent rien ; New York applique ses barèmes, sans taux réduit.
Fortune et immobilier, l’impôt se déplace
En France, l’IFI frappe le patrimoine immobilier net supérieur à 1 300 000 €, de 0,50 % à 1,50 %.
Saint-Barthélemy et Monaco n’ont ni impôt local sur la fortune ni taxe foncière. Saint-Barthélemy prélève 5 % du prix à l’achat d’un bien.
L’Italie taxe par catégorie de biens : IMU communale (taux légal de 0,86 % hors résidence principale), IVIE de 1,06 % sur les immeubles situés hors d’Italie, IVAFE de 2 pour mille sur les actifs financiers détenus à l’étranger.
Chypre a supprimé sa taxe immobilière au 1er janvier 2017 ; l’absence d’impôt sur la fortune reste à vérifier.
Au Monténégro, la taxe foncière va de 0,25 % à 1 % de la valeur de marché, et l’achat d’un bien est taxé de 3 % à 6 %.
À Dubaï, l’enregistrement d’une vente coûte 2 % au vendeur et 2 % à l’acheteur.
Aux États-Unis, la taxe foncière est locale : la Tax Foundation relève, pour 2024, des taux effectifs de 0,78 % en Floride, 1,40 % au Texas et 1,30 % dans l’État de New York.
Succession et donation en ligne directe, jusqu’à 45 % en France
En France, chaque enfant dispose d’un abattement de 100 000 € par parent, puis le barème va de 5 % à 45 %, ce dernier taux au-delà de 1 805 677 € (article 777 du CGI).
Saint-Barthélemy exonère les successions de toute imposition locale (article 89 du Code des contributions) et taxe les donations d’immeubles de l’île à 25 % en famille, après abattement, ou 0 % entre proches contre un engagement de conservation de dix ans.
Monaco ne taxe que les biens situés sur son territoire, à 0 % en ligne directe et entre époux.
L’Italie applique 4 % au conjoint et à la ligne directe au-delà de 1 000 000 € par bénéficiaire, aux donations comme aux successions.
Chypre n’a plus de droits de succession depuis le 1er janvier 2000.
Au Monténégro, l’immeuble hérité supporte la taxe sur les mutations, de 3 % à 6 %, dont le conjoint et les héritiers du premier ordre sont exonérés ; pour les titres et les liquidités, le point reste à vérifier.
Aux Émirats, PwC ne relève aucun droit de succession, sans confirmation officielle.
Aux États-Unis, les droits fédéraux atteignent 40 % après un abattement de 15 000 000 $ par personne en 2026, mais un non-résident non citoyen doit une déclaration dès que ses biens situés aux États-Unis dépassent 60 000 $. La Floride et le Texas n’ajoutent rien ; l’État de New York prélève de 3,06 % à 16 % au-delà de 7 350 000 $.
Sociétés, 25 % en France, 15 % à Chypre, 9 % aux Émirats
Le taux normal est de 25 % en France et à Monaco, où l’impôt vise les entreprises dont 25 % au moins du chiffre d’affaires provient d’opérations faites hors de la Principauté. Il est de 24 % en Italie, plus l’IRAP à 3,90 %, de 15 % à Chypre depuis le 1er janvier 2026, et de 9 % à 15 % au Monténégro selon le bénéfice. Les Émirats prélèvent 0 % jusqu’à 375 000 AED de bénéfice imposable et 9 % au-delà.
Saint-Barthélemy n’a pas d’impôt sur les bénéfices, seulement une contribution de 350 € par an et de 100 € par salarié. Une société n’y a son domicile fiscal qu’après cinq ans de direction effective sur l’île, ou si, dirigée depuis l’île, elle est contrôlée par des personnes qui y résident depuis cinq ans : à défaut, elle relève de l’impôt sur les sociétés français.
Aux États-Unis, l’impôt fédéral de 21 % coexiste avec 5,5 % en Floride, une franchise tax de 0,75 % de la marge au Texas, 6,5 % pour l’État de New York et 8,85 % pour la ville. Ces taux ne s’additionnent pas tels quels, l’impôt local étant déductible de la base fédérale.
TVA et consommation, de 5 % à 22 %
Le taux normal de TVA est de 22 % en Italie, 21 % au Monténégro, 20 % en France et à Monaco, 19 % à Chypre, 5 % aux Émirats. Saint-Barthélemy, hors du territoire de la TVA française, perçoit un droit de quai de 5 % sur les marchandises importées. Aux États-Unis, la taxe sur les ventes est locale : 6 % en Floride plus 1 % dans le comté de Miami-Dade, 6,25 % au Texas plus 2 % au maximum localement, 8,875 % au total dans la ville de New York.
Devenir résident fiscal, et les régimes d’arrivée
France. L’article 4 B du CGI retient trois critères, dont un seul suffit : foyer ou séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques. Le seuil de 183 jours n’y figure pas.
Italie. Le forfait de l’article 24-bis du TUIR couvre les revenus produits à l’étranger contre 300 000 € par an pour une installation à compter de 2026 (200 000 € auparavant), pendant quinze ans au plus. Le régime des impatriés ne retient que 50 % des revenus du travail pendant cinq ans ; celui des retraités taxe à 7 % les revenus étrangers pendant dix ans, dans certaines communes de 30 000 habitants au plus.
Chypre. Est résident celui qui y séjourne plus de 183 jours, ou 60 jours sous conditions. Le statut de non-domicilié dure tant que la personne n’a pas été résidente 17 des 20 dernières années ; depuis 2026, il se prolonge deux fois cinq ans contre 250 000 € par période.
Monténégro. Domicile, centre des intérêts ou séjour de plus de 183 jours ; aucun régime de faveur n’a été relevé.
Émirats arabes unis. La résidence s’acquiert notamment par 183 jours de présence sur douze mois, ou 90 jours avec un permis de résidence et un logement permanent ou un emploi (décision du Cabinet n° 85 de 2022). La convention laisse imposable en France celui qui y reste domicilié au sens du droit français (article 19).
États-Unis. Est résident le titulaire d’une carte verte, ou celui qui passe le test de présence (31 jours dans l’année et 183 jours pondérés sur trois ans). New York ajoute sa résidence statutaire : un logement permanent et plus de 183 jours dans l’État.
Ce que la France continue de taxer
- Les revenus de source française : taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable, 30 % au-delà (seuil des revenus de 2025, article 197 A du CGI).
- Les dividendes de sociétés françaises : retenue de 12,8 %, sous réserve de la convention ; celle conclue avec les Émirats réserve l’imposition à l’État de résidence.
- L’immobilier situé en France : loyers, plus-value à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, IFI au-delà de 1 300 000 €.
- Les titres, par l’exit tax : l’article 167 bis vise la personne domiciliée en France six des dix années précédant le départ, dont les titres excèdent 800 000 € ou donnent droit à 50 % au moins des bénéfices d’une société. Le sursis de paiement est automatique vers l’Union européenne, donc vers l’Italie et Chypre. Ailleurs, il dépend de la liste de la notice 2074-ETD : dans celle des transferts à compter du 1er janvier 2025, Saint-Barthélemy figure, les Émirats non ; États-Unis et Monténégro sont à vérifier sur cette liste.
- Les successions : l’article 750 ter taxe les biens situés en France du défunt qui n’y est pas domicilié, et tous les biens reçus par l’héritier domicilié en France six des dix dernières années.
Trois règles qui surprennent
Monaco : la nationalité l’emporte sur l’adresse. L’article 7 de la convention du 18 mai 1963 soumet les Français qui s’installent à Monaco à l’impôt sur le revenu français « dans les mêmes conditions que si elles avaient leur domicile ou leur résidence en France », sur l’ensemble de leurs revenus. Les prélèvements sociaux ne sont pas dus sur ce seul fondement. L’IFI suit la même règle pour le Français installé depuis le 1er janvier 1989, sur ses biens situés en France comme à l’étranger, Monaco compris. Les exceptions, liées à la naissance à Monaco ou à des installations anciennes, n’ouvrent aucune porte aujourd’hui.
Saint-Barthélemy : cinq ans avant de compter. L’article LO 6214-4 du CGCT est net : « Les personnes physiques ne peuvent être considérées comme ayant leur domicile fiscal à Saint-Barthélemy qu’après y avoir résidé pendant cinq ans au moins. » Jusque-là, elles restent domiciliées en métropole : impôt sur le revenu français sur les revenus mondiaux, IFI, droits de succession. Le code local compte le délai au 1er janvier de l’année d’imposition, la notice de l’exit tax de date à date. Après cinq ans, le statut ne couvre que les revenus de source locale ; la France garde ses droits sur les revenus, les immeubles et les héritiers français.
États-Unis : l’impôt suit la personne. Citoyens et résidents sont imposables sur leurs revenus de toutes sources, même quand ils vivent à l’étranger. La carte verte produit cet effet tant qu’elle n’a pas été abandonnée par écrit ou retirée : la laisser expirer ne suffit pas. La convention du 31 août 1994 autorise les États-Unis à imposer leurs citoyens et résidents « comme si la Convention n’existait pas » (article 29), et ne couvre que l’impôt fédéral, pas celui de New York. Y renoncer a un coût : après 8 années de carte verte sur 15, et notamment à partir de 2 millions de dollars de patrimoine net, les plus-values latentes sont imposées au-delà d’une franchise de 910 000 $ en 2026.
Un exemple chiffré : 100 000 € de dividendes dans six territoires
Antoine Delmas, personnage fictif de nationalité française, perçoit 100 000 € de dividendes bruts, tirés de bénéfices de 2026, sans autre revenu dans l’année. Le tableau le suppose résident de longue date de six territoires tour à tour, sans régime d’arrivée.
| Résidence | Calcul | Impôt dû | Retenue française si la société est française |
|---|---|---|---|
| France | 12,8 % + 18,6 % | 12 800 € + 18 600 € = 31 400 € | Sans objet |
| Monaco, Français de l’article 7 | 12,8 % d’impôt français | 12 800 € | Aucune, sur certificat |
| Italie, régime ordinaire | 26 % | 26 000 € | 12 800 € |
| Chypre, non-domicilié | 2,65 % de contribution santé | 2 650 € | 12 800 € |
| Chypre, domicilié | 5 % + 2,65 % | 5 000 € + 2 650 € = 7 650 € | 12 800 € |
| Monténégro | 15 %, puis surtaxe au plafond de 13 % de l’impôt | 15 000 € + 1 950 € = 16 950 € | 12 800 € |
| Émirats arabes unis | Aucun impôt | 0 € | Aucune |
La retenue française de 12,8 % ne s’ajoute pas forcément à l’impôt local : l’élimination de la double imposition dépend de chaque convention, et le calcul ne la chiffre pas. Celle conclue avec l’Italie écarte le crédit d’impôt quand le revenu y supporte une retenue libératoire sur demande. Pour Chypre, le calcul suppose les dividendes exonérés d’impôt sur le revenu, comme l’indique PwC. Il laisse aussi de côté l’option pour le barème en France, les 18 600 € de prélèvements sociaux dus à Monaco si un critère de l’article 4 B est rempli, le forfait italien, le taux chypriote de 17 % sur les bénéfices anciens. Saint-Barthélemy est écartée, le sort des prélèvements sociaux n’y étant pas établi ; les États américains aussi, leurs seuils étant en dollars.
Questions fréquentes
Quels territoires n'ont pas d'impôt sur le revenu parmi les dix comparés ?
Saint-Barthélemy, Monaco, les Émirats arabes unis, la Floride et le Texas n'ont aucun impôt local sur le revenu des personnes. L'impôt fédéral américain, jusqu'à 37 %, reste dû dans ces deux États, et un Français reste imposé en France à Monaco, comme à Saint-Barthélemy pendant ses cinq premières années de résidence.
Un Français qui s'installe à Monaco paie-t-il l'impôt sur le revenu ?
Oui, en France. L'article 7 de la convention franco-monégasque du 18 mai 1963 l'y assujettit dans les mêmes conditions que s'il y résidait, sur l'ensemble de ses revenus.
Au bout de combien de temps devient-on résident fiscal de Saint-Barthélemy ?
Après cinq ans de résidence au moins, selon l'article LO 6214-4 du CGCT. Avant ce terme, la personne reste domiciliée en métropole et soumise à l'impôt sur le revenu français sur ses revenus mondiaux.
Quel est le taux d'imposition des dividendes dans ces territoires en 2026 ?
Il est de 31,4 % en France, 26 % en Italie, 15 % au Monténégro avant surtaxe communale, et 5 % à Chypre pour un résident domicilié, sur des bénéfices de 2026 et après, hors contribution santé de 2,65 %. Les Émirats ne les imposent pas.
Que continue de taxer la France après un départ à l'étranger ?
Les revenus de source française, au taux minimum de 20 % puis 30 %, les dividendes français par une retenue de 12,8 % sous réserve des conventions, et l'immobilier français, IFI compris. S'y ajoutent l'exit tax, quand les titres excèdent 800 000 €, et les droits de succession de l'article 750 ter.
Quels territoires ne taxent pas la succession entre parents et enfants ?
Chypre n'a plus de droits de succession depuis 2000, Monaco applique 0 % en ligne directe sur les biens monégasques, Saint-Barthélemy exonère les successions localement. L'article 750 ter du CGI maintient toutefois les droits français sur les biens situés en France, et sur ceux que reçoit un héritier domicilié en France.
Sources
Code général des impôts, articles 4 B, 167 bis, 197, 197 A, 200 A, 777 et 750 ter · Service-public, barème de l'impôt sur le revenu · Service-public Entreprendre, évolution du taux du PFU · DGFiP, notice n° 2074-ETD · Légifrance, CGCT, article LO 6214-4 · Code des contributions de Saint-Barthélemy, articles 89 et 101, et annexe à la délibération n° 2024-038 CT du 26 septembre 2024 · Convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963, article 7 · BOFiP, BOI-INT-CVB-MCO-10 · TUIR italien, article 24-bis, et article 11 · Tax Department de Chypre, « Tax Residency/Domicility » · Journal officiel du Monténégro, n° 160/2025 · Portail fédéral des Émirats arabes unis, « Taxation » ; décision du Cabinet n° 85 de 2022 · IRS, Revenue Procedure 2025-32 · Convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994, article 29 ; Constitutions de Floride et du Texas · Sources secondaires : PwC (août 2026), Deloitte (février 2023), Tax Foundation (données 2024).
Chiffres et textes vérifiés au 9 octobre 2026. Les taux et seuils évoluent : cet article sera daté à nouveau s'il est mis à jour.
Maxime Bouché
Conseiller en investissements financiers et courtier en assurance, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 26008152, membre de la CNCGP. Fondateur de SAFIA.
Découvrir son parcoursCet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 541-1 du Code monétaire et financier, ni une incitation à souscrire un produit. Les taux et seuils cités sont ceux en vigueur à la date de publication et peuvent évoluer. Avertissement complet
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